Un spectacle du Théâtre des Lumières

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C’est l’histoire de Vania, Léonide, Piotr, Georges, Cécile, Svetlana… qui racontent leurs souvenirs de la seconde guerre mondiale.
A tour de rôle, ces enfants devenus adultes livrent avec émotion, pudeur, révolte… Les événements qui ont à jamais marqué leur existence.
Des portraits pour parler des sentiments de ceux qui ont vécu dans leur jeune âge l’horreur de la guerre.
Des paroles pour comprendre combien il peut être difficile de se construire avec des traumatismes psychologiques.
Des récits et points de vue : que ce soient les histoires de Georges, 8 ans, français, de Nina, 18 ans russe, Piotr 12, russe, Klaus 4 ans allemand,… qu’ils soient victimes ou bourreaux… un seul point commun :
De profonds traumatismes émotionnels qui les marquent et les changent à jamais.

« Les enfants aussi font la guerre » n’a pas pour objectif de « raconter la seconde guerre mondiale pour les jeunes qui ont eu la chance de naître en pleine possession des droits et libertés politiques et citoyennes, son but est d’exprimer les sentiments de ceux qui ont vécu les temps d’infamie. Lutter contre l’oubli ».

J.M Florensa.

Note d’intentions

PORTEURS D’HISTOIRES, PASSEURS DE MEMOIRES

Lorsqu’il a fallu mener une réflexion sur la mise en scène de ce très beau texte « Les enfants aussi font la guerre » de Jean Manuel Florensa, l’image des fantômes du passé invoqués par la musique lancinante de Philip Glass est arrivée comme une évidence.
L’entrée du passé dans le présent pour livrer des récits intimes et permettre une immersion sensible dans le vécu.
Sur scène, les personnages deviennent alors passeurs de mémoires, porteurs d’histoires de leurs souvenirs. Ils posent à travers leurs vécus le doigt sur les conséquences de la guerre, sur leurs corps d’enfants devenus adultes, sur leurs existences, leurs rêves évanouis.
Ces souvenirs d’enfance incarnés par 3 comédiens permettent alors au spectateur d’explorer les histoires personnelles, les faits de guerre et dès lors les traits d’union qui se créent avec l’Histoire : une dimension subjective et affective de la mémoire et une dimension objective des événements passés de l’Histoire.

Dans le spectacle, des voix se côtoient, se chevauchent, résonnent entre elles et sont magnifiées par la présence du violoncelle pour accompagner ces instants de vies, ces souvenirs de l’horreur de la guerre, de toutes les guerres.
Pour faire écho à ces voix incarnées sur le plateau, intégrer des voix off : Entendre des voix de témoins de la seconde guerre mondiale, les faire résonner avec le texte de théâtre, livrer des expériences authentiques.
Renoncer dans la scénographie à la temporalité pour souligner le caractère universel de ce questionnement sur l’enfance brisée par la guerre.
Former avec les acteurs un chœur en tension, imbriquer les récits, provoquer des ruptures, pour que l’émotion brute transmise par les personnages, change le regard porté sur tous ceux que les conflits marquent à jamais et jettent sur les routes.
Qui est capable de continuer à vivre en ayant vécu l’innommable ?
Parce que l’art est un moyen de résistance, le Théâtre des Lumières fait de ce spectacle vivant et rythmé une indispensable transmission de mémoire dans une mise en scène sobre et émouvante.

Aurélia Bartolomé

L’équipe

Mise en scène : Aurélia Bartolomé

Direction d’acteur / Regard extérieur : Jean-Marie Broucaret

Comédiens : Aurélia Bartolomé, Laurence Niedzwiecki, Yannick Fichant

Musique : Marianne Muglioni

Création lumière : Pantxo Claverie

Philosophe : Sophie Geoffrion

Photographe : Laura Moulié

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